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Un comptage Wetlands à La Maison du Lac de Grand-Lieu

Chaque 2 février, on célèbre la Journée mondiale des zones humides : à La Maison du Lac de Grand-Lieu, nous en profitons pour proposer un programme spécial d’animations, durant tout le mois de février, pour sensibiliser le grand public à la protection des milieux humides. La nouveauté 2022 : nous avons – enfin ! – pu mener une action avec des scolaires, l’un de nos publics prioritaires : un comptage Wetlands* ! Suivez le guide !

 

Un comptage Wetlands : qu’est ce que c’est ?

Le comptage Wetlands est un recensement international des oiseaux d’eau qui s’effectue chaque année, à la mi-janvier, sur de nombreuses zones humides de la planète : en Afrique-Eurasie, Asie-Pacifique, Caraïbes, Amérique centrale et Amérique du sud.

Ce recensement est l’un des programmes de sciences participatives les plus importants à travers le monde ! En France, il est coordonné par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) sur 533 sites.

 

Mais… Pourquoi compter les oiseaux ?

À l’image d’un cliché photographique, l’objectif de ce comptage est d’obtenir une répartition, à un instant donné, des populations d’oiseaux d’eau : dans chaque pays, mais surtout à l’échelle mondiale, sur les différentes voies de migration.

Les enjeux de ce recensement sont doubles : protéger les espèces d’oiseaux observées, d’une part ; d’autre part, il permet d’identifier les sites d’importance internationale pour la conservation des oiseaux d’eau, classés au titre de la convention de Ramsar.

En 2021, la Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN), gestionnaire de la réserve naturelle nationale du lac de Grand-Lieu, avait dénombré près de 60 000 oiseaux d’eau ; en 2022, le comptage Wetlands sur le lac de Grand-Lieu a eu lieu le 15 janvier dernier.*

 

Le comptage Wetlands à La Maison du Lac de Grand-Lieu

En 2022, et pour la première fois, La Maison du Lac de Grand-Lieu a expérimenté un comptage Wetlands ! Et il aura fallu être patient ! Lancé en 2019 auprès des collèges de Loire-Atlantique, l’appel à projet est remporté par le collège Albert Vinçon de Saint-Nazaire. Mais crise sanitaire oblige, il ne peut se réaliser en 2020 ni en 2021.

Construit sur 9 séances, ce projet pédagogique pluridisciplinaire s’articule autour de la géographie, des mathématiques, de la biologie, de l’anglais et de l’espagnol. L’objectif pour les élèves : utiliser les connaissances théoriques acquises en classe et les appliquer en espace naturel, comme de véritables gestionnaires !

 

 

 

Un comptage Wetlands suivi par Télénantes !

 

Des échanges en anglais et un comptage au Pavillon

Vendredi 28 janvier, nous avons ainsi accueilli 13 élèves de 3e européenne, accompagnés par leurs enseignantes de géographie, SVT et espagnol ainsi que par la gestionnaire de l’établissement, nullement découragés par le temps grisonnant et le brouillard persistant ! Les objectifs de cette journée : connaitre et reconnaitre différentes espèces d’oiseaux d’eau, échanger en anglais et en espagnol avec d’autres centres sur les zones humides, réaliser un comptage Wetlands et comprendre l’intérêt de ce recensement à l’échelle internationale.

Première étape : une visio conférence – in English, please – avec Chris Rostron, coordinateur du Wetland Link International, le réseau international de soutien pour les centres d’éducation aux zones humides. Et ensuite… place à la pratique, direction le Pavillon ! Les élèves ont pu expérimenter le comptage Wetlands en appliquant le protocole scientifique. Malgré l’épaisseur du brouillard, ils ont observé et entendu de nombreuses espèces : des Foulques macroules, Sarcelles d’Hiver, Mouettes rieuses, Canards colverts, Oies cendrées… et un Cygne tuberculé !

 

De l’importance des échanges internationaux

De retour au centre d’expositions, les élèves se sont intéressés au lac de Grand-Lieu et à l’écologie de certaines espèces qui y passent l’hiver : quels sont leurs habitats, leur alimentation, les effectifs sur le lac de Grand-Lieu comparés à ceux des populations d’Europe de l’Ouest… ? Ils ont également étudié les multiples régimes de protection du lac, notamment le label Ramsar.

Si étudier son environnement local est primordial, les élèves ont également compris l’importance de considérer les choses à l’échelle internationale pour conserver efficacement les espèces. D’où l’importance d’un protocole scientifique standardisé à l’international et l’usage des langues étrangères. C’est d’ailleurs sur une note d’espagnol que s’est clôturée la journée : Edorta Unamuno, en direct depuis l’Urdaibai Bird Center situé au nord-ouest de l’Espagne, a pu échanger en espagnol avec les élèves sur l’importance du travail à l’international sur des espèces aussi mobiles que les oiseaux.

Merci à ce groupe d’élèves très impliqué dans le projet ! Et particulièrement à l’aise avec l’usage des différentes disciplines, grâce au travail préparatoire réalisé en amont de leur visite et à l’encadrement pédagogique de leurs enseignantes sur ces matières. De retour en classe, les élèves feront une représentation graphique de leurs données de comptage, poursuivront leur découverte des sites Ramsar de Loire-Atlantique, de France et du Monde et rédigeront un article en anglais pour le Wetland Link International.

Un appel à candidature auprès des collèges de Loire-Atlantique sortira au printemps 2022 pour reconduire le projet en 2023.

* « wetlands » : zones humides


 


La vue sur le lac de Grand-Lieu depuis la terrasse du PavillonLa Maison du Lac de Grand-Lieu, c’est :

+ de 20.000 personnes touchées par les actions de médiation, dont 15.000 entrées payantes accompagnées d’un médiateur scientifique.
+ de 3000 auditeurs – scolaires et étudiants – accueillis en journées complètes autour de projets pédagogiques.


 

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